Quand les mots partent en campagne…

Présidentielle 2017: aucune trace du mot « islam » dans les tweets de Marine Le Pen ! Fake news ? Comment le travail sur les mots et l’analyse linguistique permettent de décrypter les discours politiques…

Aucun des tweets de Marine Le Pen analysés par la plateforme #Idéo2017 ne mentionne le mot « islam ». Le concepteur de l‘application, Julien Longhi – linguiste spécialiste de l‘analyse du discours politique et médiatique et professeur à l‘université de Cergy-Pontoise – a d‘abord cru à un bug informatique mais les résultats sont clairs. Le mot « islam » n‘est jamais employé…seul.

Fréquence d’emploi du mot « islam » par les différents candidats aux élections présidentielles. Les candidats non-mentionnés n’emploient pas le mot seul et effectivement, aucune trace de Marine Le Pen. (source: plateforme #Idéo2017)

En revanche, Marine Le Pen utilise de nombreux dérivés comme « islamisme » ou « islamiste », souvent accolés aux mots « terrorisme » ou « fondamentalisme ».

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Le discours du FN sur l’islam à l’épreuve des tweets

Julien Longhi, Université de Cergy-Pontoise

Alors que la campagne présidentielle piétine, et que les débats de fond ont du mal à émerger dans l’espace public, les réseaux sociaux offrent un espace aux candidats pour développer leurs thèmes et asseoir leur idéologie. C’est en particulier le cas sur Twitter, où les prises de parole des candidats sont relayées de manière très précise et complète – que ce soit lors des matinales, des meetings, des conférences, etc. The Conversation

Le site #Idéo2017 propose depuis plusieurs mois des articles qui analysent les débats (depuis les primaires de droite) à partir de l’export des tweets des différents protagonistes. Depuis le 29 mars, la plateforme en ligne #Idéo2017 permet ainsi aux citoyens de mener eux-mêmes leurs recherches, à partir du portail qui propose plusieurs manières d’aborder les choses :

L’utilisateur peut chercher à comparer l’usage de certains termes les plus emblématiques des discours politiques par les candidats, analyser des corpus de candidats, ou accéder à un moteur de recherche intuitif et dynamique.

DR, FAL

Ces trois aspects sont complémentaires, et #Idéo2017 entend proposer non pas des résultats bruts et isolés, mais des cheminements, des réponses à des hypothèses, qui aideront les citoyens à mieux percevoir les thèmes, les idéologies, et les clivages, dans la campagne.

Scientifiquement, cela repose aussi sur la complémentarité de certaines analyses, et de plusieurs technologies. Les analyses sont réalisées à l’aide de plusieurs langages et outils, notamment ElasticSearch pour stocker les tweets, les scripts Iramuteq pour certaines analyses, distribués sous les termes de la licence GNU GPL (v2) et ElasticUI pour le développement du moteur de recherche.

Le terme « islam » dans le discours du FN

Un exemple intéressant est celui du mot « islam ». Si on cherche à comparer son usage par les différents candidats, on obtient ce graphique (qui indique le sur/sous emploi du mot chez chacun des candidats au regard de l’ensemble des tweets recensés) :

On constate ainsi le sous-emploi de « islam » par Marine Le Pen, et l’emploi relativement modeste par François Fillon. Il s’agit de la forme « islam », sans les termes qui peuvent être associés. On peut alors chercher l’emploi de ce mot et de ses dérivés, et en observer leur fréquence :

Même si le calcul n’est pas le même que dans le graphique précédent (ici il s’agit de fréquences), on perçoit néanmoins que l’usage du mot « islam » n’est pas neutre car ses dérivés semblent être un enjeu fort dans la rhétorique de certains candidats. Ceci se voit d’ailleurs dans la représentation visuelle des associations faites autour de ce terme :

« Islam » est en effet très lié à différents réseaux ou nœuds qui ouvrent sur des enjeux discursifs très marqués : autour des associations « islamisme-immigration-communautarisme », mais aussi « islamiste-fondamentaliste-idéologie-attentat-terrorisme », ou encore « islamique-totalitarisme-Syrie » par exemple.

Ce parcours nous invite donc à nous pencher de manière plus précise sur les différents emplois du mot « islam » et de ses dérivés. Le retour au corpus est rendu possible grâce à la partie « navigation » par filtre, qui permet une représentation par facettes.

La recherche « islam » ouvre sur les différents résultats de ce mot et ses dérivés par moteur de recherche :

DR

On accède ainsi aux contenus des tweets, et même le lien pour les voir ensuite directement dans leur environnement natif sur Twitter. Par exemple, pour Marine Le Pen : avec « islamistes fichés S », « fondamentaliste islamiste », « fondamentalisme islamiste » qui indiquent le travail de suffixation en -iste ou -isme et l’emploi comme adjectif de termes comme « fondamentaliste/isme » (eux aussi avec -iste et -isme) qui vient à personnifier et idéologiser la mise en discours de l’islam.

Construction du discours frontiste

C’est un ressort fréquent de la rhétorique du Front national (avec des termes comme « mondialisme », « européisme/iste », etc.) qui consiste à reformuler les sujets jugés problématiques pour les faire entrer dans des catégories de notions idéologiques. En effet, selon le dictionnaire en ligne TLFI, le -isme implique par exemple une prise de position vis-à-vis de l’objet suffixé ; avec le -iste, le mot suffixé désigne celui qui adhère à une doctrine, une croyance, un système, un mode de vie, de pensée ou d’action, ou exprime l’appartenance à ceux-ci.

DR

On peut alors se demander si cette question de l’islamisme est une question centrale dans la rhétorique de Marine Le Pen : l’analyse de son propre corpus, avec la fonctionnalité des thématiques, donne cette visualisation :

Thématiques (classes lexicales) du corpus de Marine Le Pen.
DR

On constate alors qu’« islamiste » et « fondamentalisme » ressortent de ce graphique – ce qui indique qu’ils constituent les éléments principaux d’un thème, auquel sont également rattachés des termes comme « terrorisme », « communautarisme », « femme », « lutte », etc. Cette thématique représente 9,1 % du corpus de Marine Le Pen (classe 2 ci-dessous), et est liée à la thématique importante qui contient « peuple-France-nation-République-national-ordre » par exemple (classe 1) :

Représentation quantitative et liens des thématiques (classes lexicales) précédemment identifiées.
DR

On comprend alors que si le mot « islam » est peu représentatif des tweets de Marine Le Pen, ses dérivés en -iste et -isme le sont beaucoup plus. Ils thématisent cette question religieuse en rapport avec une idéologie (-isme) extrême (« islamisme radical ») ou des individus radicalisés (« fondamentalisme islamiste »), produisant une association forte avec le terrorisme. Ceci passe donc par un travail sur le discours, par la construction de termes qui se prêtent aux amalgames (immigration et terrorisme, religion et terrorisme) en évitant de potentielles polémiques autour de la question de la religion musulmane (islam).

Nouveaux résultats, nouvelles hypothèses, qu’il s’agit ensuite de vérifier, confronter, et analyser. #Idéo2017 vise donc à faire expérimenter et éprouver le discours politique, à travers la mise en place d’analyses et d’outils, pour que chacun puisse construire son point de vue sur les discours auxquels il est confronté.

Julien Longhi, Professeur des universités en sciences du langage, Université de Cergy-Pontoise

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

AfterWork le jeudi 20 avril à 17h

Au programme la présentation du projet et de l’application IDEO2017

Cet événement se déroulera à l’Université de Cergy-Pontoise, salle des conférences (Bâtiment chênes 1), 33 Boulevard du Port, 95000 Cergy-Pontoise.  

Pour des questions d’organisation, il est préférable de s’inscrire par mail à reseau.r2dip@gmail.com

En attendant, n’hésitez pas à découvrir le projet IDEO2017 sur http://ideo2017.ensea.fr/ et à aller faire un tour sur le site du réseau R2DIP en charge de l’organisation

Présidentielle. Comment les candidats tentent de convaincre en ligne

  • Nombre d'abonnés Twitter et Facebook des cinq principaux candidats à l'élection présidentielle.
    Emmanuelle FRANÇOIS.

Pour atteindre un électorat peu politisé et diffuser directement leurs idées, les candidats font de leurs comptes sur les réseaux sociaux des machines à convaincre ou à discréditer bien huilées.

Tracts colorés et spots de campagne entraînants ne suffisent plus à atteindre tous les électeurs, notamment les jeunes. « Les réseaux sociaux remplacent d’autres médias chez un certain nombre de consommateurs d’information », rappelle Julien Longhi, professeur de linguistique à l’université Cergy-Pontoise et chef du projet #Idéo2017, qui analyse les tweets politiques lors de campagnes électorales. « On peut être plus enclin à aller vers la consultation d’idées et de programmes par ce biais. »

Lire la suite sur le site du journal Ouest France

Cergy : #Idéo2017, l’outil qui analyse les tweets des hommes politiques est en ligne

Archives. Julien Longhi est professeur des universités en sciences du langage à l’université de Cergy-Pontoise (UCP).LP/A.C.
A.C.

Les tweets des hommes et femmes politiques n’auront bientôt plus de secrets pour vous. Depuis quelques jours, #Idéo2017, la plate-forme d’analyse de ces petits messages de 140 caractères postés par les politiques sur le réseau social Twitter, est disponible gratuitement en ligne. Un outil créé par Julien Longhi, professeur en sciences du langage à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), et les informaticiens du laboratoire val-d’oisien Etis. Grâce à #Idéo2017, chacun peut ainsi vérifier si un candidat emploie le mot « migrant » plutôt que « réfugié ». Ou si le terme de « nation » ou « immigration » revient régulièrement dans ses discours.

Lire la suite sur le site du Parisien

Ce que l’on apprend des candidats quand on analyse comment ils s’expriment sur Twitter

Sur Twitter, les prises de parole des candidats sont relayées quasiment en direct, rendant compte des prises de positions dans les matinales, les meetings, les forums, les conférences de presse, etc.

Sur le site Idéo2017 je propose, en collaboration avec l’équipe du projet #Idéo2017, des articles qui analysent les débats et événements depuis les primaires de droite. Le 29 mars, la plateforme Idéo2017 a été mise en ligne: elle permet aux citoyens, à partir du portail suivant, de mener des recherches dans le corpus des tweets des candidats (recensés depuis le 1er sept 2016, et mis à jour quotidiennement).

JULIEN LONGHI

Sur la partie gauche, l’utilisateur peut chercher à comparer l’usage de certains termes les plus emblématiques des discours politiques par les candidats; au milieu, il peut analyser des corpus (soit celui de l’ensemble des candidats, soit celui d’un candidat en particulier); sur la partie de droite, il peut accéder à une interface intuitive et dynamique qui permet de faire des recherches dans les tweets et de pouvoir accéder aux liens des tweets dans leur environnement.

Lire la suite sur le Huffington Pot

#Idéo2017, l’observatoire linguistique des candidats à la présidentielle

Une dynamique engagée depuis 2012

Article publié sur Linkedin

Loin de répondre à un effet de mode, #Idéo2017 est la concrétisation d’un travail de longue haleine entrepris depuis 2012, lors d’une collaboration avec le Huffington Postpour une série de billets « Dis-moi ce que tu tweetes« .

En 2013, je publiais mon premier article scientifique sur le sujet des tweets politiques, permettant une caractérisation du tweet politique comme genre du discours politique : « Essai de caractérisation du tweet politique », dans la revue L’Information grammaticale. La prise en compte du tweet politique comme un genre du discours politique (écouter cette chronique de France Culture) justifiait une analyse rigoureuse de cette forme d’expression. Une collaboration avec des chercheurs en informatique (Claudia Marinica, Boris Borzic et Abdulhafiz Alkhouli) donnait alors une envergure supplémentaire à cette recherche, et débouchait sur la constitution du premier corpus de tweets au plan national, hébergé par l’équipex OrtolangPolititweets, corpus de tweets provenant de comptes politiques influents.

Ortolang est un équipement d’excellence validé dans le cadre des investissements d’avenir. Son but est de proposer une infrastructure en réseau offrant un réservoir de données (corpus, lexiques, dictionnaires, etc.) et d’outils sur la langue et son traitement clairement disponibles et documentés. Cette mise en ligne était donc à la fois un gage de crédit scientifique et académique, et un encouragement à poursuivre le travail engagé.

Sur la base de ce corpus, plusieurs travaux scientifiques ont été menés sur les tweets politiques, et présentés dans différents congrès, nationaux ou internationaux: en Allemagne sur l’idéologie, en Angleterre sur les aspects techniques des corpus de tweets, à Paris sur l’hybridation des discours institutionnels sur Twitter, etc.

Le projet #Idéo2017 se situe dans la continuité de tout ce travail : il vise à tirer profit de ces résultats (connaissances techniques, scientifiques, et usage de datavisualisations) pour mettre un outil à la disposition des citoyens.

Une plateforme destinée au plus grand nombre

Prenons un exemple: en entrant sur la plateforme #Idéo2017, l’utilisateur peut choisir plusieurs types d’analyses.

 

Sur la partie gauche, il peut chercher à comparer l’usage de certains termes les plus emblématiques des discours politiques par les candidats (liste établie sur la base des recherches de Cécile Alduy). Au milieu, il peut analyser des corpus, soit celui de l’ensemble des candidats, soit celui d’un candidat en particulier. Sur la partie de droite, il peut accéder à une interface intuitive et dynamique qui permet de faire des recherches dans les tweets et de pouvoir accéder aux liens des tweets dans l’environnement Twitter.

Si l’utilisateur choisit de s’intéresser au mot « islam » par exemple, plusieurs analyses sont proposées:

 

Les analyses sont réalisées à l’aide de plusieurs langages et outils, notamment ElasticSearch pour stocker les tweets, les scripts Iramuteq pour certaines analyses, distribués sous les termes de la licence GNU GPL (v2) et ElasticUI pour le développement du moteur de recherche.

Ainsi, l’utilisateur peut comparer le sur-emploi ou sous-emploi de ce mot par les différents candidats:

 

Supposons maintenant que l’utilisateur soit surpris du sous-emploi de Islam par Marine Le Pen, et l’emploi relativement modeste par François Fillon. Il peut chercher l’emploi de ce mot et de ses dérivés, et observer leur fréquence:

 

Il verra ainsi que le nombre de tweets dans lesquels se trouve cette forme est très important chez ces deux candidats.

Ceci se confirme d’ailleurs en regardant les relations de ce mot avec d’autres mots, proposées sous forme graphique:

Islam est en effet très lié à différents réseaux ou noeuds:

  • islamisme/immigration/communautarisme,
  • islamiste/fondamentaliste/idéologie/attentat/terrorisme,
  • islamique/totalitarisme/Syrie

Devant ces résultats, un retour au corpus s’impose, et il est rendu possible grâce à la partie « navigation »:

 

Grâce au moteur de recherche, l’utilisateur peut taper le terme qui l’intéresse, et les propositions de tweets s’affichent dynamiquement:

 

Il suffit alors de cliquer sur la vignette de son choix, et le texte du tweet apparaît:

 

Ceci confirme le résultat graphique obtenu dans les premières requêtes, puisqu’il est question, dans le tweet de Marine Le Pen, de « terrorisme islamiste ».

Le lien permet ensuite d’aller directement au tweet dans l’interface de twitter:

 

L’utilisateur peut ainsi se forger son opinion sur tel ou tel candidat grâce à ce processus itératif proposé dans #Idéo2017: analyses globales lexicales ou par corpus, résultats et hypothèses, réponses, nouvelles questions, « enquêtes », etc. Tout est réuni pour que chacun puisse appréhender le discours des candidats avec objectivation et rigueur. De nombreuses études ont été publiées sur le blog du projet, en amont du développement technique, et seront enrichies de nouvelles analyses 100% #Idéo2017.

« Peuple », « projet »… Sur Twitter, les candidats ne choisissent pas les mots au hasard

"Peuple", "projet"... Sur Twitter, les candidats ne choisissent pas les mots au hasard"François Fillon est lui même assez souvent sur Twitter. Il regarde ce qui se dit. C’est quelque chose auquel il attache de l’importance", explique à L'Obs Gautier Guignard, qui dirige sa campagne digitale. Photo d'illustration datant de 2015. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Plusieurs outils permettent de décortiquer le vocabulaire des prétendants à l’Elysée sur Twitter. Le résultat est à la fois fascinant et désolant. Explications.

Charlotte Cieslinski

L’ère des tracts distribués sur les marchés n’est pas révolue, celle de l’indéboulonnable JT du 20 heures non plus. Mais aujourd’hui, un tweet écrit par un candidat à l’élection présidentielle est tout aussi utile : il peut atteindre des centaines de milliers, voire des millions d’électeurs connectés. « C’est bien plus qu’une caisse de résonance », assure Gautier Guignard, responsable de la campagne digitale de François Fillon, selon qui « un tweet peut démultiplier par 10 ou 20 une audience de meeting ».

« Retweetés », commentés ou intégrés dans le corps même des articles des sites d’info, ces tweets sont devenus des objets politiques à part entière. Plusieurs outils, comme Ideo2017 ou encore Semiotweet lancé ce lundi 27 mars, permettent de décortiquer les paroles des prétendants à l’Elysée, leurs expressions fétiches, leurs mots clés. Et leurs enseignements sont édifiants : François Fillon « veut », alors que pour Jean-Luc Mélenchon « il faut ». Marine Le Pen met l’accent sur « la France qui doit », quand Benoît Hamon insiste sur « la gauche » qui « peut ».

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Idéo2017, la plateforme qui analyse le discours des candidats sur Twitter

Découvrez Idéo2017, une plateforme qui vous propose une analyse du discours des politiques sur Twitter

Les réseaux sociaux sont un outil de communication incontournabledes candidats à la présidentielle de 2017. La parole du candidat sur Facebook, Twitter, vaut désormais autant qu’une Interview, une allocution traditionnelle. Ces tweets sont alors souvent relayés, commentés par les journalistes, mais très peu sont analysés.

Le discours 2.0
Cette plateforme crée par Julien Longhi, chercheur à l’Universitéde Cergy-Pontoise avec quelques camarades informaticiens, permet à tous citoyens d’accéder à une analyse du discours des politiques sur twitter.  Ces derniers disposent d’une identité numérique, c’est la marque du candidat qui s’exprime au travers des réseaux sociaux, et ces propos font foi, autant qu’une allocution, une interview…

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