« Peuple », « projet »… Sur Twitter, les candidats ne choisissent pas les mots au hasard

"Peuple", "projet"... Sur Twitter, les candidats ne choisissent pas les mots au hasard"François Fillon est lui même assez souvent sur Twitter. Il regarde ce qui se dit. C’est quelque chose auquel il attache de l’importance", explique à L'Obs Gautier Guignard, qui dirige sa campagne digitale. Photo d'illustration datant de 2015. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Plusieurs outils permettent de décortiquer le vocabulaire des prétendants à l’Elysée sur Twitter. Le résultat est à la fois fascinant et désolant. Explications.

Charlotte Cieslinski

L’ère des tracts distribués sur les marchés n’est pas révolue, celle de l’indéboulonnable JT du 20 heures non plus. Mais aujourd’hui, un tweet écrit par un candidat à l’élection présidentielle est tout aussi utile : il peut atteindre des centaines de milliers, voire des millions d’électeurs connectés. « C’est bien plus qu’une caisse de résonance », assure Gautier Guignard, responsable de la campagne digitale de François Fillon, selon qui « un tweet peut démultiplier par 10 ou 20 une audience de meeting ».

« Retweetés », commentés ou intégrés dans le corps même des articles des sites d’info, ces tweets sont devenus des objets politiques à part entière. Plusieurs outils, comme Ideo2017 ou encore Semiotweet lancé ce lundi 27 mars, permettent de décortiquer les paroles des prétendants à l’Elysée, leurs expressions fétiches, leurs mots clés. Et leurs enseignements sont édifiants : François Fillon « veut », alors que pour Jean-Luc Mélenchon « il faut ». Marine Le Pen met l’accent sur « la France qui doit », quand Benoît Hamon insiste sur « la gauche » qui « peut ».

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