Pourquoi les mots droite et gauche sont simplistes et ne permettent plus de percevoir la réalité politique

On se retrouve à devoir faire des contorsions linguistiques (se droitiser, gauchisant, extrême-droite/gauche), comme si le monde politique ne pouvait être perçu que de manière linéaire et selon cette latéralité.

Pour le philosophe Ludwig Wittgenstein, « Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde ». En effet, sans mots à mettre sur ce qui est perçu, les individus ne se représentent pas certaines réalités, alors que ces réalités deviennent « réelles » pour eux au moment où elles sont nommées. C’est notamment l’enseignement de la sémiologie/sémiotique, les « sciences des signes », qui montrent que « la place du monde sémiotique se situe en position médiatrice chez l’homme entre le monde physique et le monde des (re)présentations » (voir cet article de François Rastier). Le monde doit être « sémiotisé », c’est-à-dire être (dé)coupé en signes par les sujets, qui le perçoivent ainsi par ce biais.

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